Organisation


L’armée est organisée selon 2 axes qui cohabitent. Un axe en mode récurrent par type d’armes, puis divisions … Du pur hiérarchique. C’est de la gestion de moyens.

Il y a la gestion des théâtres d’opérations qui se fait sur des critères géographiques pour coordonner en mode récurrent les opérations sur un théâtre donné et qui gère généralement la logistique. Ils gèrent de façon transverses les ressources (aviation, marine, …).

Enfin le mode lors d’opérations de tailles significatives qui sont alors sous le contrôle des généraux interarmes. Pour une opération donnée, les généraux interarmes demandent des moyens aux différents corps et les restructurent pour atteindre des objectifs donnés. C’est généralement assez tendu car les responsables des différents perdent tout pouvoir réel, ils ne font que fournir les moyens demandés. Il y a donc création d’une organisation temporaire. L’organisation inclus généralement d’autres participants car le mode normal est souvent la coalition ce qui complexifie …
Le reporting des généraux interarmes se fait aux états unis auprès du prisent et du ministre de la défense. Il ne se fait pas auprès du corps… le plus impliqué …

Cette organisation devrait être utilisée dans les entreprises pour gérer les projets… Trop souvent c’est l’organisation par corps autonomes ce qui correspond bien à l’organisation militaire qui a échouée en 14 et 40 pour la France (l’aviation faisait ce qu’elle voulait et n’attaquait pas la ou les troupes en avait besoin… chacun définissait et traitait ses objectifs…).

Un autre aspect est l’autonomie. A chaque niveau les troupes doivent être les plus autonomes possibles. Le contraire du taylorisme…
Les spécialistes (génie…) sont dépendants des chefs aux différents niveaux en fonction du type de spécialité. On peut donner 2 grandes catégories : le support et l’appui. Le support c’est le genie qui va faire un pont, une route… ou la logistique et l’appui qui intervient (artillerie, hélicoptères, commandos…). Le but ici est de permettre de renforcer des troupes sur besoin et avec une puissance de feu importante et/ou très rapidement.
Ils disposent également de réserves prêtes a renforcer a tout moment l’organisation la plus affaiblie.

Il est donc normal dans une organisation militaire d’avoir une partie importante des troupes qui ne combattent pas… souvent les meilleurs. La garde impériale de Napoléon intervenait rarement (on n’envoie pas ses bonnes troupes se faire tuer !). Les premiers, deuxièmes et troisièmes régiments de grenadiers a pieds de la vielle gardes sont très peu intervenus (l’élite de l’élite !). Par contre l’effet est important.

C’est ce que les entreprises ont essayé de faire avec les organisations matricielles… avec des projets et des fournisseurs de moyens avec plus ou moins de succès.
Il y a assez rarement d’entités d’experts ou de personnes en réserves, c’est le rôle des sociétés de services.
Le principe d’autonomie reste a travailler dans les entreprises, la déresponsabilisation derrière des processus, entités transverses… détourne l’entreprise des vrais objectifs.
Un peu se demander si le collaboratif n’est pas une réponse partielle au besoin des utilisateurs de se recréer ex nihilo des organisations pour traiter d’un sujet.